Le sommeil évolue avec l’âge, tant quantitativement que qualitativement. Les séniors pâtissent notamment d’un raccourcissement du temps d’endormissement et d’une augmentation des réveils nocturnes. Quelles sont les origines de ces troubles ? Comment les traiter et les prévenir ?

Troubles du sommeil : naturels ou pathologiques ?

Avec le temps qui passe, les cycles du sommeil se transforment peu à peu, au point de devenir imprévisibles, sinon gênants une fois le troisième âge atteint.

Les séniors sont particulièrement exposés à ces évolutions du sommeil.

La durée totale de ce dernier s’amenuise progressivement avec l’âge et certaines phases s’en retrouvent alors abrégées, notamment le sommeil profond. Le temps de réendormissement entre deux cycles s’allonge en même temps, surtout en présence de facteurs externes tels que le stress, une température inadéquate dans la chambre et les bruits avoisinants.

Il va sans dire que ces troubles ne sont pas sans conséquence sur la santé globale des séniors, privés d’un sommeil récupérateur optimal. Étiolement de la mémoire, dépendance aux somnifères et maux de tête récurrents en sont les principaux effets.

Les troubles du sommeil affectant les séniors constituent, dans la majorité des cas, les signes visibles d’un vieillissement naturel. Ces dysfonctionnements cycliques ne nécessitent donc en aucun cas la prise immédiate de somnifères, pourtant largement utilisés par cette catégorie de population.

Les dernières statistiques parlent en effet d’une proportion de 20 à 25 % des plus de 70 ans qui prennent quotidiennement des somnifères. Ces prescriptions sont, dans leur majorité, tout bonnement abusives et ne tiennent pas compte des effets secondaires de la prise régulière de somnifères, des effets encore plus dévastateurs que les troubles du sommeil eux-mêmes.

À noter toutefois que certains troubles du sommeil chez les séniors sont liés à des pathologies précises. Un dépistage et une prise en charge médicamenteuse de ces pathologies s’avèrent dans ces cas indispensables.

Troubles du sommeil : adopter les bons gestes

À défaut d’être normaux, les troubles du sommeil touchant les séniors – outre ceux liés à des pathologies avérées — peuvent être donc qualifiés de naturels. Néanmoins, sachant leurs répercussions sur le bien-être et la santé globale de la personne concernée, ces dérèglements des cycles du sommeil méritent une prise en charge non médicale ainsi que l’adoption de gestes simples, mais aux bénéfices insoupçonnables.

Plutôt que de prendre des somnifères à la moindre apparition d’une difficulté à s’endormir, il peut être utile de prendre du recul et d’essayer de connaître les raisons du trouble. S’agit-il de la fatigue, du stress ou des conditions environnantes – literie, température de la chambre, sonorité, etc. ? Ou s’agit-il d’une répercussion d’une somnolence ou d’une sieste prolongée durant la journée ?

L’identification de ces causes est cruciale, dans la mesure où elle permet de définir la solution adéquate contre le trouble du sommeil.

Les spécialistes du sommeil se montrent toutefois unanimes sur la conduite à tenir pour limiter au minimum les troubles du sommeil non pathologiques des séniors. Leurs recommandations s’articulent autour de trois axes principaux.

Le premier concerne l’optimisation du temps de sommeil, avec un allongement du temps passé au lit la nuit et un raccourcissement des siestes en journée.

La deuxième mesure porte sur la pratique régulière d’une activité physique légère – marche à pieds, gymnastique douce, danse, etc. —, en matinée ou au plus tard quatre heures avant l’heure du coucher.

Le troisième concerne l’alimentation, laquelle doit être calibrée pour offrir un maximum de protéines au déjeuner et contenir une quantité conséquente de sucres lents au dîner. L’exposition optimale à la lumière naturelle et l’agencement de la literie constituent autant d’autres dispositions envisageables pour améliorer le temps et la qualité du sommeil.

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