Les intolérances alimentaires concerneraient de plus en plus de Français, aussi bien les enfants que les adultes. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’intolérance alimentaire est une pathologie en perpétuelle évolution ces vingt dernières années. Les scientifiques n’étant pourtant pas unanimes sur ce sujet, les questions se bousculent et quelques zones d’ombre persistent.

Que faut-il savoir sur l’intolérance alimentaire?

  • Les différentes formes d’intolérance alimentaire

L’OMS estime entre 15 et 20% le pourcentage de population confrontée à une maladie allergique telle que l’intolérance alimentaire.

L’intolérance alimentaire se présente sous diverses formes, à savoir l’intolérance au gluten. Il s’agit d’une maladie cœliaque auto-immune. Cette forme d’intolérance est permanente et concerne les diverses fractions protéiques du gluten. L’intolérance au gluten requiert un régime sans gluten à vie. La personne évite ainsi d’introduire dans son alimentation les différentes sortes de céréales comme le blé, l’avoine, l’orge ou le seigle.

L’intolérance au lactose constitue également une autre forme de cette pathologie. Celle-ci regroupe les symptômes gênants engendrés par l’incapacité ou la difficulté à avaler du lactose ou du sucre de lait. Cela est dû à une absence ou une réduction de la production de la lactase par l’organisme, une enzyme digestive.

L’intolérance alimentaire se présente également sous forme d’intolérance aux amidons et au saccharose ou une déficience en sucrase-isomaltase. Il s’agit d’une maladie héréditaire et rare, se transmettant de manière autosomique. Les déficiences enzymatiques sont à l’origine de cette maladie, engendrant ainsi une intolérance à tous les sucres autres que le fructose et le glucose.

La malabsorption du fructose, qui diffère d’une intolérance au fructose, constitue la dernière forme d’intolérance alimentaire. Il s’agit d’une maladie intestinale, causée par une insuffisance en transporteur du fructose vers les entérocytes. Cela cause une mauvaise ingurgitation du fructose.

  • Manifestation de l’intolérance alimentaire chez l’adulte comme chez l’enfant et son impact sur le quotidien des Français

L’intolérance alimentaire est une réaction négative ou une incapacité à digérer un aliment, un supplément alimentaire ou une boisson. Son apparition peut aller de quelques heures à quelques jours après avoir consommé la substance incriminée. Le corps, ne produisant plus aucun anticorps, réagit directement à l’aliment incriminé en engendrant des troubles. Cette pathologie se manifeste ainsi, tant chez l’adulte que l’enfant, par une hypersensibilité envers un ingrédient ou un aliment qui est normalement toléré par la majorité des gens.

Suite à une ingestion répétitive de l’aliment à l’origine de l’allergie, des symptômes indésirables peuvent se manifester. Des douleurs au niveau de l’intestin, rhumatismes, des infections ORL fréquentes ou migraines constituent les symptômes pouvant résulter d’une intolérance alimentaire.

Par ailleurs, les Français souffrant aujourd’hui d’intolérance alimentaire parviennent à adapter cette pathologie dans leur quotidien. En effet, les progressions rapides, aussi bien en termes de vitalité que de santé, permettent de percevoir régulièrement les changements de manière positive. Il suffit ainsi de respecter certaines règles, à savoir éliminer de son régime alimentaire tout aliment présentant une intolérance. La durée du régime dépend de l’intensité de l’intolérance. Il est également important de respecter une bonne hygiène alimentaire, en privilégiant au maximum les aliments naturels. Il faut enfin respecter le principe de la rotation, constituant un cycle de 5 jours, afin d’éviter l’apparition de nouvelles intolérances et de consommer, sans le savoir, le même aliment.

  • Les causes et les origines de l’intolérance alimentaire chez un sujet

La tyramine, une substance retrouvée dans le fromage, le vin rouge ou l’avocat, ainsi que le glumatate, une substance liée à l’augmentation du goût d’un aliment, peuvent causer une intolérance. Par ailleurs, toutes les maladies inflammatoires, les angines, les bronchites à répétition et maladies hivernales peuvent être dues à une intolérance alimentaire. Ce n’est pas l’aliment qui est directement à l’origine d’une intolérance, mais plutôt la non-métabolisation de celui-ci par l’organisme.

Comment bien gérer l’intolérance alimentaire?

Le gluten et le lactose constituent les formes les plus courantes apparaissant chez les personnes souffrant d’intolérance alimentaire.

  • L’intolérance au gluten ou maladie cœliaque

Durant une intolérance au gluten, l’organisme libère des anticorps à chaque ingestion de gluten, altérant ainsi les parois de l’intestin. Cela peut engendrer des malabsorptions, qui se transformeront en carences nutritionnelles. En cas de non-traitement, les risques qu’il y ait des complications, à long terme, restent élevés, allant du cancer à l’ostéoporose. Elle constitue, avec l’intolérance au lactose, la plus fréquente forme d’intolérance alimentaire. Le gluten est une protéine renfermée dans certaines céréales et dans le germe. Cette maladie concernerait 600 000 Français. En raison d’une insuffisance d’information sur la maladie et la difficulté de déterminer un diagnostic, seuls 60 000 Français ont conscience de leur intolérance.

  • L’intolérance au lactose

Pour certaines personnes, dont l’organisme montre quelques « anomalies », la lactase n’est pas présente en quantité suffisante dans l’intestin grêle. Cette enzyme ne parvient donc pas transformer le lactose en sucre simple pour ensuite être absorbé normalement dans le flux sanguin. Le lactose peut s’accumuler rapidement dans le gros intestin, créant ainsi une sensation d’inconfort, voire de douleur en cas de consommation de sucre de lait. Certains scientifiques affirment que la production de lactase chez un individu dépend de plusieurs paramètres, dont les origines ethniques. Les Africains, les Indiens et les populations du Moyen-Orient compteraient parmi les catégories les plus touchées par la déficience en lactase. Seuls 5% des Européens seraient concernés avec différents degrés d’intolérance cependant. La quantité de laitage ingéré occasionnant des symptômes d’intolérance est très variable.

  • Comment adapter son mode de vie face aux contraintes d’intolérance voire d’allergie alimentaire?

Une personne sur trois s’estime allergique en France, mais en réalité le chiffre est beaucoup plus faible, car il y a bel et bien une différence entre intolérance et allergie alimentaire. Une intolérance alimentaire peut générer des symptômes identiques à ceux d’une allergie, tels que la nausée, la diarrhée ou des crampes d’estomac. Le système immunitaire n’est pas impliqué dans l’intolérance alimentaire, contrairement à une allergie alimentaire.

En Europe Centrale, 20% des habitants souffriraient d’une intolérance alimentaire, dont les premières victimes restent les enfants. Les manifestations chez les tout-petits peuvent être incurables, telles que le déficit d’attention, l’autisme, l’asthme ou les allergies. Toutefois, il est facile d’adapter son mode de vie aux contraintes d’intolérance alimentaire. Pour cela, il faut éviter la consommation d’aliments ou de plats ayant une composition inconnue au restaurant ou à la cantine par exemple. Au supermarché, pour chaque aliment sélectionné, il faut lire attentivement l’étiquette, évitant ainsi les risques d’intolérance alimentaire. Parmi les aliments pouvant causer une intolérance se trouvent le lait de vache, le céleri, les fruits à coque ou le soja.

 

 

 

 

 

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