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L’additif E171 a encore de bons mois devant lui dans les aliments

Une annonce qui fait froid dans le dos, et surtout dans le dos des associations de défense de la Santé et de l’Environnement. Mardi 8 janvier, lors de l’émission « C à vous » sur France 5, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a formulé son refus de ratifier l’Arrêté ministériel qui aurait permis d’appliquer la loi votée à l’automne 2018 visant à retirer de la vente les produits alimentaires contenant l’additif E171 appelé scientifiquement « dioxyde de Titane » expliquant que « dans le doute c’est aux industriels de s’abstenir. »

Cette décision est « inadmissible et incompréhensible » au regard de l’association Générations Futures qui préférerait ne pas continuer à prendre le risque de laisser les consommateurs ingurgiter des substances cancérogènes contenues dans certains aliments : « le principe de précaution doit s’appliquer ». L’additif E171 est présent dans certaines confiseries, des pâtisseries, des sauces et bien d’autres types de produits vendus dans les supermarchés.

Mais cette décision valable au moins pour les six prochains est provisoire. Au-delà des études scientifiques établies notamment par l’Institut français de la recherche agronomique (INRA), le ministère de l’économie se doit de prendre en compte les avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui n’aurait pas encore remis de rapport sur ce sujet et de l’Union Européenne qui n’est pour l’instant pas d’accord avec la loi du 30 octobre 2018.

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