« L’ostéoarthrite », communément appelée arthrose est aujourd’hui la forme de maladie articulaire la plus fréquente dans le monde. Elle se traduit par d’importantes douleurs des articulations occasionnées non seulement par l’usure du cartilage, mais également de l’ensemble de l’articulation.

Comprendre ce qu’est l’arthrose

« L’ostéoarthrite » également connue sous le nom d’arthrose est une affection chronique qui se traduit généralement par une importante et persistante douleur aux articulations. Cette douleur est occasionnée par l’état d’usure anormale de l’ensemble du cartilage. L’arthrose est à l’heure actuelle considérée comme étant la forme la plus fréquente de maladie articulaire, touchant chaque année des millions de personnes dont le monde, notamment les personnes d’âges mûrs.

« L’ostéoarthrite » se manifeste par une dégénérescence du cartilage, ceci sans qu’il y ait une inflammation ou une infection particulière. Plusieurs articulations peuvent être touchées par l’ostéoarthrite. Mais les plus touchées sont les lombaires et les cervicales : dans 70 à 75 % des cas, le genou : dans 40 % des cas et le pouce : soit 30 %. Dans 10 % des cas d’arthrose, les articulations touchées sont celles de la cheville et de la hanche. 2 % seulement des personnes souffrant de cette maladie sont touchées aux épaules.

La formation de trois lésions anatomiques caractérise l’arthrose : sur le cartilage, sur l’os lui-même et sur les bords de l’articulation. La lésion sur le cartilage se manifeste par l’apparition de fissure et d’ulcération, mettant directement l’os à nu. Exposé, l’os se condense et se décalcifie par endroits. La troisième lésion anatomique apparaît sous forme d’excroissances osseuses sur les bords de l’articulation. Selon les cas, ces lésions peuvent en outre s’accompagner d’une inflammation douloureuse de l’enveloppe de l’articulation.

Connaître les causes de l’arthrose

Généralement dans le cas d’une arthrose, la détérioration du cartilage se manifeste par l’apparition d’une fissuration en partance de la surface de son tissu pour aller plus en profondeur. Ce cas de fissuration est soit lié à des phénomènes mécaniques, soit à des « altérations biochimiques » du cartilage. D’un point de vue général, les principaux facteurs de risques sont l’âge, la ménopause et le poids. Une raison liée à la génétique peut également être évoquée. En effet, dans certains cas d’arthroses comme celle du genou par exemple, la notion « d’arthrose familiale » a bien été démontrée.

Les facteurs locaux évoqués lorsqu’il s’agit d’arthrose sont très diversifiés. Sont considérés comme pouvant être à l’origine de la maladie : les traumatismes faibles à répétition ou importants (sports violents, travaux pénibles) et l’anomalie de la posture de l’articulation (malformation).

Reconnaître les symptômes de l’arthrose 

Généralement les premiers symptômes commencent à se manifester vers l’âge de 40 à 50 ans. Ces symptômes varient considérablement, en fonction de l’articulation concernée. Dans tous les cas cependant, le principal motif évoqué de consultation reste l’apparition de douleurs importantes, s’accompagnant d’une gêne fonctionnelle. Cette gêne correspond à une restriction de la capacité de mobilité de l’articulation touchée. En principe, ces articulations arthrosiques ne sont cependant ni chaudes, ni rouges.

Les articulations concernées par une arthrose peuvent cependant être gonflées, notamment lorsqu’il s’agit d’une arthrose du genou. Avec le temps, les excroissances osseuses ostéophytes au niveau des bords articulaires peuvent causer la déformation des articulations. La douleur arthrosique est considérée comme étant une douleur « mécanique », car elle se déclenche à partir d’un simple mouvement et elle cesse plus ou moins complètement au repos. Le matin, elle est moins importante, mais ne cesse d’augmenter au cours de la journée jusqu’à devenir insupportable le soir, entraînant même des réveils nocturnes.

Être au fait des traitements envisageables 

Longtemps vue comme une fatalité reliée au processus de vieillissement, l’arthrose ne bénéficie aujourd’hui que de traitements visant uniquement à apaiser la douleur ou à retarder son évolution. Considéré comme étant l’antalgique simple de première intention, le paracétamol est bien souvent le médicament de base donnée aux malades. Autres alternatives ? Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou ANS comme l’ibuprofène ou le diclofénac, qui peuvent s’avérer être des plus efficaces contre la douleur. 

Selon les cas, des antiarthrosiques symptomatiques d’action lente ou AASALs, de l’acide hyaluronique ainsi que des injections intra-articulaires d’anti-inflammatoires stéroïdiens peuvent également être donnés comme traitement. Les AINS comme les corticoïdes ont par ailleurs également démontré qu’ils aidaient au ralentissement de l’évolution de l’arthrose. Outre la prise de médicament, l’adoption et le respect de certaines mesures hygiéno-diététiques peuvent également contribuer à favoriser un meilleur confort des personnes concernées par l’arthrose. 

L’appareillage ou orthèse peut par exemple limiter le risque de déformation articulaire et de ce fait, les soutenir pour éviter les sensations douloureuses. La pratique d’activité physique modérée est également encouragée, notamment lorsqu’elle est n’est pas très douloureuse. La bicyclette entre autres est à privilégier dans les cas d’arthrose de la hanche. La perte de poids peut également être très utile pour le confort.