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Les premières voitures-radars privées circulent sur les routes de Normandie

Une nouvelle ère s’amorce sur les routes de France. A partir de ce lundi, cinq voitures-radars gérées par un opérateur privé sillonneront les routes de l’Eure, en Normandie. Cette région constitue le point de départ d’une pratique qui compte se généraliser partout en France d’ici à la mi-2019.

Les véhicules banalisés sont équipés de plusieurs caméras à l’avant et à l’arrière permettant de lire les panneaux de vitesses maximum autorisées. Un robot installé à l’intérieur et connecté par des capteurs, est capable de détecter si les automobilistes sur la route sont en excès de vitesse. Le flash, lui, a été placé au niveau de la plaque d’immatriculation. Les chauffeurs sont salariés d’entreprises privés et non rattachés à la police ou la gendarmerie nationales. Ils sont tenus de suivre un itinéraire déterminé à l’avance par la préfecture.

En cas d’excès de vitesse d’un automobiliste, les informations sur l’infraction recueillies par une voiture-radar seront transmises à l’administration de la Sécurité routière. Les avis de contravention seront envoyés comme pour les radars publics par le Centre National de Traitement (CNT) en collaboration avec la police et la gendarmerie.

Le Comité national de la sécurité routière (CNSR) considère cette pratique comme un soutien de la part des investisseurs privés – sélectionnés par appel d’offre – face aux excès de vitesse qui restent « la première cause de la mortalité sur les routes et que c’est un facteur aggravant dans tous les accidents ».

Selon l’association 40 Millions d’automobilistes « rien ne permet d’affirmer que l’impact sera positif en termes d’accidentalité routière. » Le premier représentant national des automobilistes estime que « plus ces voitures rouleront et verbaliseront, plus les entreprises titulaires des contrats de privatisation seront rémunérées… et plus l’opération sera rentable pour l’Etat ! Si, d’après le souhait de la sécurité routière, les voitures-radars roulaient désormais huit heurs par jour, on estime à près de 2,2 milliards d’euros le produit des amendes générées pour l’Etat. »

Avant la fin 2018, pas moins de vingt-six voitures-radars privatisées devraient être déployées sur les routes normandes.

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