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« Les mots qui font mal », première campagne pour montrer l’effet traumatisant des paroles blessantes sur les enfants

Le clip s’intitule « Les mots qui font mal » et dure 52 secondes. A peine une minute pourtant intense en émotions. Cinq adultes mis en scène individuellement dans des lieux fréquentés au quotidien de tout un chacun : vestiaire, abribus, salon. Des décors sommaires mais des paroles évocatrices jaillissent de ces personnes aux yeux figés. « T’es une moins que rien » lance cette femme à la trentaine. « De toute façon tu as toujours été plus lent que ton frère » éjecte cet homme à la cinquantaine passée serrant les poings.
A travers cette vidéo diffusée sur internet et à la télévision jusqu’au 20 novembre 2017, l’observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) et l’association Stop VEO ont voulu montrer l’impact négatif sur le long terme dû aux paroles humiliantes que subissent les enfants de la part des adultes.

Pour la première fois, une campagne dédiée aux violences verbales est lancée dans les médias en France. Jusque-là les « garde-fous » du bien-être des enfants se sont attelés seulement aux violences physiques comme la gifle, ou la fessée.

L’OVEO entend sensibiliser les parents sur les effets néfastes « dans le développement de la personnalité » bien que difficiles à quantifier qui peuvent se traduire par un état de nervosité ou de stress permanent, un manque de confiance en soi, une estime de soi délestée.

La fébrilité morale et psychologique d’un enfant ou d’un ado en fait des personnes encore fragiles face à des paroles anodines au regard d’un adulte. Ces violences subies sont-elles pour autant une fatalité ?

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