Le goût et l’intérêt aux mathématiques affichent aujourd’hui le statut quo, en France. Un rapport de quatre-vingt treize pages rendu au ministère de l’Education nationale, le 12 février 2018, préconise 21 mesures visant à changer l’image affaiblie de cette discipline. D’après les résultats de l’étude, les méthodes pédagogiques utilisées par les enseignants dans les classes de primaires et du secondaire semblent avoir atteints leurs limites.

Dès septembre 2018, de nouvelles méthodes devraient être expérimentées dans au moins cinq établissements et un campus de métiers par académie, durant trois ans. La formation initiale des professeurs des écoles sera impactée par un volume plus important de modules dédiés aux disciplines fondamentales.

Le rapport impose de rééquilibrer les apprentissages et de restructurer un corpus de programmes qui n’est plus efficace. Ses auteurs proposent de renforcer le calcul mental dès la classe de CP. Au lycée, il est recommandé de mettre en place un module annuel de sensibilisation à la matière scientifique qui s’est vue peu à peu déconsidérée par les jeunes générations. L’autre point important concerne le processus d’apprentissage basé sur un schéma manipulation expérimentation – verbalisation – abstraction qui devrait être généralisé : « la trace écrite ne peut arriver qu’après des étapes importantes comme celles où les élèves manipulent, s’approprient les notions avec leur cheminement, leurs mots. Ce passage de la manipulation, de la découverte, vers l’abstraction doit vraiment prendre appui sur une phase intermédiaire, souvent oubliée ou trop implicite : la phase de verbalisation, de mise en mots par les élèves. »

Enfin, le rapport inclut de remettre en question les stéréotypes de genre et d’induire l’égalité homme-femme dans l’intérêt que suscite la discipline.

Ces 21 mesures ont été inspirées des pratiques les plus concluantes repérées au niveau international.