Pour éviter que l’âge soit accompagné d’un déclin de la mémoire, il est primordial de la faire travailler et de la stimuler. Zoom sur les divers moyens permettant de stimuler la mémoire du tout-petit et de l’adulte.

A savoir sur la mémoire

Plus l’être humain fait appel à son cerveau, moins celui-ci s’use. A cet effet, la mémoire est considérée comme une immense médiathèque permettant de stocker des données à court, mais également à long terme. Il s’agit notamment des informations captées par les différents sens.

L’information parvient ainsi au cerveau par le biais de la vue ou de l’audition, mais aussi des autres sens. Elle passe ensuite au niveau du cortex préfrontal, constituant le lieu de la mémoire sensorielle. L’information y est retenue moins d’une seconde, sans être traitée, puis arrive au niveau du lobe postérieur ou occipital afin d’être analysée.

L’information est, par la suite, envoyée à un autre réseau de neurones, qui la retiendra quelques secondes. Il s’agit de la mémoire à court terme pouvant mémoriser sept informations à la fois. Mais pour que cette information soit gardée plus longtemps, il faut qu’elle soit encodée, cataloguée au cœur du cerveau. A partir de là, elle est assimilée à des connaissances acquises ou des souvenirs. Une fois le processus terminé, l’information est classée dans l’hippocampe, le lieu de la mémoire à long terme.

Si stocker une information est essentiel, se rappeler d’un souvenir demande beaucoup d’entraînement. Après une heure, il est possible d’oublier 50% des données reçues, et 80% après un mois. D’où la nécessité d’entraîner sa mémoire, mais également de développer quelques astuces de mémorisation.

Les différents moyens de stimuler la mémoire chez l’enfant

Chez l’enfant, la capacité à se souvenir est d’ores et déjà présente bien avant sa naissance. Mais il faut la stimuler afin que le tout-petit développe pleinement sa mémoire. A cet effet, dès qu’il prend conscience de ce qui l’entoure, l’enfant utilise sa mémoire.

Quelques jeux et activités simples, s’avérant efficaces, peuvent ainsi être utilisés pour stimuler le cerveau, améliorer la capacité d’attention et la mémoire de l’enfant, à l’exemple du petit panier. C’est un jeu où l’enfant exerce sa mémoire en énumérant, un par un, ce qu’il met dans son panier durant les courses au supermarché. L’enfant suivant répète les produits précédemment nommés, puis rajoute un nouvel élément et ainsi de suite jusqu’à ce que l’un des enfants fasse une erreur.

Les phrases élastiques constituent également un exercice de mémoire efficace pour stimuler la mémoire d’un enfant. Le principe est un peu le même que précédemment et consiste à étirer des phrases, en débutant par une action simple. Ensuite, il faut préciser ce petit bout de phrase. Pour stimuler la mémoire de travail chez l’enfant, faire des regroupements s’avère efficace. La mémoire de travail, capable de retenir jusqu’à 7 éléments environ, peut être stimulée en regroupant les informations en diverses catégories, dans le but d’en retenir un maximum.

Créer des associations aide aussi enfant à mieux assimiler les nouvelles informations, surtout si celles-ci sont associées à des éléments familiers. Ces associations peuvent se présenter sous forme d’histoires drôles ou d’images mentales. Les images et les trucs mnémotechniques contribuent également à améliorer la mémorisation. Si le tout-petit doit mémoriser des tables de multiplication, mieux vaut débuter par les multiples de 6 et 7 car ceux-ci prennent la première place dans sa mémoire.

Par ailleurs, si un enfant apprend de manière plutôt synthétique et globale, en favorisant l’entrée visuelle, mieux vaut lui faire visualiser les données via des schémas ou des dessins. Dans le cas où il apprend de manière analytique et séquentielle, en misant sur l’entrée auditive, lui faire répéter des mots, les épeler ou utiliser des chansons et des comptines s’avère être efficace.

Les bons gestes du quotidien à acquérir pour bien entretenir sa mémoire

L’être humain possèderait 100 milliards de neurones environ dès sa naissance, dont une petite partie se perd dès 40 ans. Quant au trou de mémoire, se manifestant à travers un prénom oublié ou le code de la carte bancaire oublié, il peut survenir à n’importe quel âge.

La nutrition joue un rôle majeur dans le bon maintien de la mémoire. Ainsi, plus de 40 nutriments agissent pour le bon fonctionnement du cerveau. Il faut ainsi favoriser et augmenter la consommation d’oméga-3, de légumes et de fruits, d’aliments regorgeant de fer, fibres et glucides. A cela s’ajoute une consommation suffisante en eau. Les aliments riches en gras ou en sucres ajoutés sont par contre à réduire.

Les jeux faisant appel au cerveau, comme les mots croisés, peuvent également se révéler utiles. Lorsqu’une personne tente de retenir une liste d’éléments, l’autorépétition reste la stratégie la plus utilisée. Elle consiste à répéter la liste d’éléments à mémoriser intérieurement. Sans autorépétition, l’information peut rapidement être oubliée.

Par ailleurs, stimuler sa mémoire consiste aussi à s’amuser avec des chiffres, des jeux de mots ou de société. Le fait de résoudre des problèmes mathématiques ou de logique constitue également des exercices nécessaires pour entretenir la mémoire. Il faut aussi avoir une vie active riche pour stimuler en permanence le cerveau. Il s’agit notamment de programmer régulièrement des sorties au cinéma ou d’aller à la bibliothèque.

Faire de l’exercice physique quotidien permet également d’oxygéner le cerveau, tout en améliorant et en préservant les fonctions cognitives. De plus, le sport, améliorant les capacités cardiovasculaires, stimule la mémoire, à l’instar des exercices aérobics à pratiquer au minimum une demi-heure par semaine.