La régurgitation de lait chez le bébé est un événement qui alarme systématiquement la majorité des parents. Ce phénomène naturel chez les tout petits, appelle à la patience des nouveaux parents et surtout à la tenue d’une conduite simple. Focus sur les problèmes de digestion et de régurgitation chez le nourrisson.

La régurgitation, un phénomène fréquent et bénin chez le nourrisson

La régurgitation a un caractère bénin et ne doit pas  inquiéter les nouveaux parents. Médicalement appelé reflux gastro-œsophagien physiologique, ce rejet comprend un mélange de salive et de lait. Il intervient généralement après la tétée ou après la prise du biberon.

En effet, le lait que bébé boit descend par l’œsophage pour arriver à l’estomac. À l’intersection des deux organes se trouve un petit orifice qui empêche le lait de remonter. Mais puisque le corps du nouveau-né n’atteint pas encore sa pleine maturité, quelques centilitres de lait s’échappent de l’estomac et provoquent la régurgitation.

Les parents ne doivent donc pas s’en faire. Cette petite expulsion de lait survient sans effort. Le bébé ne sent pas de nausée et encore moins de sensation de vomissement. Généralement, la régurgitation est indolore et n’a pas d’effet sur la santé ni la croissance du tout-petit.

Tous les bébés régurgitent généralement. La fréquence et l’intensité ne sont cependant pas similaires pour l’ensemble des bébés. Le plus souvent, dans ses quatre premiers mois, le phénomène atteint son maximum. Les récentes études mentionnent que les régurgitations excessives et fréquentes qui n’ont pas d’effet sur la santé de bébé atteignent 18% des nourrissons de moins de 10 mois. Mais dans la majorité des cas, la régurgitation cesse vers les 12 mois des bébés

Des réflexes à adopter en cas de régurgitation de bébé

Il n’y a pas lieu de s’affoler dès que bébé régurgite son lait. L’appareil digestif des bébés n’est pas totalement mature.

Les tout-petits doivent évidemment bien se nourrir, mais un trop plein de lait dans son petit estomac risque de le faire régurgiter. Les parents doivent donc penser à réduire la quantité de lait et donner à bébé plus souvent à manger. Et pendant sa tétée ou son biberon, un temps de pause permet au petit amour de bien ingérer son lait.

Garder leur tout-petit bien droit est un réflexe simple auquel les nouveaux parents doivent s’habituer. L’objectif est de maintenir le bébé dans une position verticale, sur les bras ou d’incliner légèrement le matelas du petit pour surélever sa tête. Des gestes simples permettent de limiter ce phénomène. Tout d’abord, pendant et après la tétée, le bébé doit rester dans un environnement calme. L’atmosphère tabagique et les activités qui le font beaucoup bouger sont à proscrire. La couche et les vêtements ne doivent pas non plus être trop serrés afin de mettre le petit ange à son aise.

Parfois, un changement de régime est utile

Ces petits détails respectés au quotidien permettent déjà de développer le bien-être du nouveau-né lors de son alimentation. Au fil des mois, si la régurgitation continue, la maman doit veiller à un régime diététique adapté. Si le petit boit au biberon, les parents peuvent aider leur bébé avec des laits aux formules épaissis. Les supermarchés proposent toute une gamme de ce lait « anti-reflux », mais une recommandation médicale est nécessaire avant le changement de régime de bébé. Si par contre il boit le lait maternel, la régurgitation ne doit pas constituer un frein à l’alimentation au sein.

Dans l’un ou l’autre cas, les spécialistes de la petite enfance conseillent d’éviter l’introduction de la farine lactée dans l’alimentation de bébé avant ses 4 mois. Cette céréale peut en effet entrainer des ballonnements dans l’estomac de bébé et favoriser ainsi les phénomènes de régurgitation. Dans le même ordre d’idée, il faut éviter de donner du jus de fruits à sa progéniture, car le jus d’orange par exemple, ferme le sphincter pylorique et ralentit la digestion.

Rots et régurgitations

Afin de l’aider à ne pas trop régurgiter, la recette infaillible est de faire roter le bébé  pendant ou après la tétée ou la prise de biberon. Ce mécanisme physiologique naturel permet aux petits d’évacuer l’air qu’ils ont avalé avec le lait. Pour ce faire, le plus simple c’est de le tenir verticalement contre son épaule et de frotter doucement, comme une légère caresse sur son dos pendant quelques minutes.

Si au-delà de 10 minutes, le rot ne vient pas, ce n’est pas grave. Cette méthode aide bébé, mais n’est pas infaillible. Si le petit amour s’est mis à s’endormir sans évacuer l’excès d’air, il faut le laisser  dans son sommeil et ne lui faire faire son rot que s’il s’agite. Les petits nourris au sein font rarement de rot, car ils avalent moins d’air en buvant leur lait.