Loin des clichés traditionnels, mamy a troqué son chignon pour une paire de baskets et papi a lâché sa canne pour la souris de l’ordinateur. Mise en orbite.

Moun, Mamoun, Nanie, Papouch, Mamouchka , Papivélo , mamouchette, papounet… Il n’est pas rare que ces petits noms aient remplacés les traditionnels grands-pères et grands-mères ou mamy et papy dans la bouche des petits. Comme souvent, la vérité sort de la bouche des enfants : ils ne s’y sont pas trompés, leurs aînés ont bien changé.

Les nouveaux grands-parents sont jeunes, en bonne santé et pleins d’énergie. Toutes générations confondues, les femmes deviennent grand-mère pour la première fois à 50 ans, et les hommes à 53 ans.

La cessation de l’activité professionnelle ayant lieu en moyenne à 59 ans, ils sont souvent dans la vie active. Leur pouvoir d’achat est confortable (quelquefois plus que leurs enfants) et leurs centres d’intérêt multiples : culture, voyages, spectacles, sport… Bref, ils sont dans le coup et ouverts sur le monde. Côté famille, l’appellation « génération sandwich » est semble t-il tout à fait adaptée. Malgré un emploi du temps chargé, ils prennent soin de parents vieillissants et s’impliquent de plus en plus auprès de leurs petits enfants (4 en moyenne). Et même si les grands-parents possèdent toujours une autorité indéniable, c’est la manière qui a changé. Inévitable : éclatement géographique, divorces, remariages composent maintenant l’univers de la « grand-parenté ».

Des équilibristes avec les parents

Avec les petits enfants, les liens se tissent au fil du temps en fonction de la place laissée par les parents.

En effet, l’enfance du jeune parent refait fatalement surface et une nouvelle problématique de la famille se met en place doucement. De nos jours, la majorité des jeunes grands-parents n’effectuent pas de gardes régulières, cependant ils savent se rendre disponibles ponctuellement à la demande des parents (divorces, vacances scolaires…).

Tendresse, disponibilité, écoute, patience, discrétion, tolérance sont au programme sans toutefois empiéter sur le territoire parental de l’éducation. C’est même un piège à éviter pour ne pas entrer en conflit avec les parents et pouvoir veiller sur les petits à leurs à-côtés. Ce n’est pas toujours simple et, dans un premier temps, c’est plutôt pour les relations avec les enfants que cela se complique : aider sans diriger, être disponible sans s’imposer, conseiller en donnant confiance. Mais le jeu en vaut la chandelle. Devant l’instabilité actuelle de la famille, ils restent des repères solides pour les nouvelles générations.

Des repères pour les petits -enfants

De nos jours, les grands-parents voient leurs petits-enfants naître, grandir, faire des études, s’installer dans la vie active, se marier et, quelques fois, avoir des enfants. Ils passent près d’un quart de siècle ensembles. Ils profitent des moments passés avec leurs petits-enfants pour jouer, discuter, cuisiner, aller au cinéma ou visiter un musée. Autant d’activités pour le plaisir d’échanger. Cependant, ils n’en restent pas moins les témoins d’un temps passé et de la vie de leurs parents. Ils permettent à l’enfant de se situer dans l’espace familial et de se construire. Souvent confidents, ils ont quelques fois le pouvoir d’atténuer des tensions familiales. Il y a des facettes de l’éducation qui ne peuvent pas être assumées par les parents. Qu’on se le dise : des grands-parents aimants sont irremplaçables.

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