Il est fréquent d’entendre les femmes se plaindre d’incontinence. On a donc tendance à penser que cette perte incontrôlée et involontaire de l’urine atteint uniquement la gent féminine. Pourtant, bien que plus rare, l’incontinence masculine existe également. Le nombre d’hommes atteints augmente d’ailleurs avec l’âge.

1 – Types et causes de l’incontinence urinaire chez les hommes

L’incontinence urinaire par regorgement est la forme la plus répandue d’incontinence masculine. Elle se traduit par une sensation fréquente de vouloir uriner ajouté de petits jets d’urines suivis dans la majeure partie des cas de gouttes retardataires post fictionnelles.

Elle résulte généralement de trois cas, notamment d’une pathologie neurologique, d’un dysfonctionnement vésical ou d’un obstacle chronique actuel ou ancien de l’écoulement des urines. L’obstruction est la cause la plus fréquente invoquée dans une incontinence urinaire par regorgement. L’urètre, canal d’évacuation de l’urine se trouve en effet bouché au niveau du gland, donc au méat urinaire ou pour cause de tumeur de la prostate. Avec l’obstacle,la vessie ne se vide pas correctement. Les urines sont en effet accumulées et seule une petite partie, une fois la vessie entièrement pleine, déborde et s’évacue sous forme de fuite urinaire.

Chez les sujets d’une cinquantaine d’années, la prostate a tendance à augmenter de volume,ce qui entraîne par voie de conséquence cette obstruction par compression de l’urètre. Médicalement parlant, cette augmentation de volume est dite adénome prostatique. Elle est bénigne et n’est pas considérée comme un cancer de la prostate.

Mais l’obstacle peut également résulter d’une pathologie interne, notamment un rétrécissement de l’urètre. C’est la sténose urétrale suite à des traumatismes de l’urètre non traités ou mal traités, des infections urinaires ou des causes non retrouvées.

Un calcul intra-urétral ou une tumeur de l’urètre peuvent également constituer des causes obstructives. Un diabète sévère peut également occasionner cette incontinence masculine, à part les autres causes comme la pathologie neurologique précitée.

* L’incontinence urinaire d’effort est une autre forme incontinence chez les seniors de sexe masculin. Elle se révèle généralement après une chirurgie, notamment d’une prostato-cystectomie ou d’une prostatectomie. Ces opérations entraînent dans la plupart des cas un endommagement des tissus du sphincter, muscle responsable de garder la vessie fermée et d’empêcher ainsi les écoulements automatiques d’urine.

* L’incontinence par instabilité vésicale ou incontinence urinaire par impériosité

Cette incontinence se caractérise par une fuite d’urine involontaire précédée ou accompagnée d’une envie urgente et incontrôlable qui se termine par une miction instantanée ne pouvant être retenue . Pour l’expliquer, il faut partir de la contraction de la vessie lors de son remplissage. Elle se produit anormalement alors que la vessie est encore peu remplie. Même si le sphincter urétral demeure correctement fermé, la pression sur la vessie devient plus intense que la pression du sphincter urétral. L’urine force donc le verrou du sphincter pour ensuite se diriger vers l’orifice urinaire ou l’urètre. C’est la raison pour laquelle, la personne a une fuite d’urine. Elle s’associe dans la majorité des cas à une accentuation anormale du nombre de mictions sur une journée et une nuitée. Les causes d’une incontinence urinaire par impériosité peuvent être urologiques. Dans ce cas, elle est due à des irritations vésicales telles les cystites – infections urinaires basses, rabiques, médicamenteuses ou interstirtelles- ou par une tumeur de la vessie.

* L’incontinence neurogène est un trouble mictionnel lié à un trouble neurologique. Elle est la conséquence d’un trouble du système nerveux central et/ou périphérique.

En effet, le système nerveux autonome commande l’ouverture du sphincter, élément qui verrouille la vessie non encore pleine. La vessie comporte des capteurs qui transmettent les informations au cerveau par l’intermédiaire des nerfs. Tant que la vessie n’est pas pleine, l’urètre reste fermé et permet la continence. Une pathologie neurologique de type maladie de Parkinson ou sclérose en plaques risque ainsi d’entraîner une incontinence.

2 – Diagnostic et traitements de l’incontinence urinaire masculine

Les symptômes précités permettent de diagnostiquer facilement une incontinence masculine. Pour les soigner, il convient de traiter l’urètre ou de faire des exercices du plancher pelvien. Toutefois, une analyse des antécédents médicaux de l’intéressé permet de connaître la nature du mal afin de prescrire les traitements adéquats ou de noter les éventuelles interventions chirurgicales nécessaires.

L’examen de santé physique se situe au niveau de l’abdomen notamment de la vessie afin de déceler un éventuel calcul, tumeur ou diverticule. L’examen peut également consister à la recherche de rétention fécale sur le rectum.L’examen peut continuer au niveau du système nerveux sacral et central afin de connaître l’état mental et les facteurs neurologiques. Pour détecter une infection ou une possible hématurie, une analyse urinaire est généralement prescrite.

Les traitements sont fonction du niveau de complication de l’incontinence. Une incontinence est qualifiée de non compliquée lorsqu’elle n’est pas récurrente, n’entraîne pas de douleur et ne s’associe ni à une infection chronique, ni à une hématurie, ni à une irradiation prostatique, une exentération pelvienne ou encore à un problème de miction. Si tel est le cas d’une personne atteinte d’une incontinence urinaire d’effort, dans le cadre de son traitement, elle doit commencer par boire de l’eau en quantité raisonnable, car un manque d’eau peut entraîner une irritation de la vessie et provoquer des infections. Mais la prise de caféine et de boisson gazeuses peut entraîner les mêmes effets d’irritation sur la vessie, tout comme l’alcool. Effectuer des exercices d’entraînement du périnée constitue un des remèdes essentiels pour contribuer à traiter l’incontinence urinaire postprostatectomie.

En cas d’incontinence par impériosité, la rééducation de la vessie est recommandée. Elle permet en effet une limitation de la fréquence de la miction et de l’augmentation de la capacité de la vessie. Il est conseillé de se faire accompagner par un professionnel de l’incontinence ou un kinésithérapeute spécialisé pur ce faire.

Certains dispositifs médicaux permettent également de protéger contre les fuites d’urines telles les protections absorbantes, les poches et les dispositifs de collecte d’écoulement.