En à peine cinq jours depuis sa remise en vente en pharmacie, le 2 octobre, sous le nom de Euthyrox, l’ancienne formule du Levothyrox a atteint un point de saturation de ses stocks. Suite aux nombreux cas d’effets secondaires manifestés par les utilisateurs de la récente formule proposée depuis le mois de mars 2017, le laboratoire allemand Merck a fabriqué en urgence 130 000 boîtes de 100 comprimés en huit dosages différents contenant l’ancienne formule et destinées au marché français. Même si avant la remise sur le marché, l’Agence nationale de Sécurité du médicament (ANSEM) a mis en garde les médecins en leur recommandant de limiter en « dernier recours » les ordonnances mentionnant l’Euthyrox seulement aux patients qui se plaignent d’effets secondaires persistants, la demande a été trop forte.

Selon la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée hier sur France 2 dans le magazine Envoyé Spécial, plus de 9 000 personnes parmi les 3 millions d’utilisateurs ont signalé à l’ANSM des effets indésirables liés à la prise du Levothyrox : crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux.

Dans les prochains jours, les pharmacies de France seront réapprovisionnées de 60.000 boîtes supplémentaires d’Euthyrox.

Un autre médicament agissant pour le bon fonctionnement de la thyroïde conçu par le laboratoire Sanofi devrait apparaitre dans les pharmacies à la mi-octobre 2017 comme l’une des solutions alternatives au Levothyrox et à l’Euthyrox.