Avec l’âge, le corps d’une personne adulte subit des transformations qui sont irréversibles. Si certaines sont quasiment indolores, d’autres en revanche peuvent s’accompagner de douleurs insupportables. Comme la sciatique assez fréquente à partir de 30 ans et au-delà de 45 ans.

La sciatique : définition et causes

Le dos est une partie du corps qui est vivement sollicitée au cours de la vie de l’homme. De ce fait, il est fort probable qu’il soit endolori avec le temps. Si certains maux de dos sont causés par une sollicitation trop fréquente et trop intense, certains en revanche, peuvent être attribués à des causes tout à fait naturelles. C’est le cas de la sciatique. La présence d’une sciatique se manifeste par une douleur intense. Celle-ci est généralement due à un écrasement osseux du nerf, une pression tumorale et parfois une inflammation. Dans la plupart du cas, les douleurs occasionnées par la sciatique sont causées par une hernie discale au niveau des vertèbres lombaires. D’un point de vue médical, la sciatique est une inflammation du nerf sciatique qui est causée par l’irritation de l’une de ses racines. Elle est généralement causée par des problèmes de dos ressentis entre 30 et 40 ans.

Le plus souvent, la sciatique est liée à l’âge. À partir de la trentaine, la structure du corps humain aussi bien chez l’homme que chez la femme se transforme constamment. Ceci s’explique habituellement par une prise de poids, ou encore une perte de tonicité musculaire. C’est la colonne vertébrale qui subit le plus, les impacts de cette transformation du corps. Ceci s’explique par le fait que les vertèbres bougent sans cesse et l’espace qui les sépare n’est plus respecté, notamment au niveau du disque intervertébral. C’est d’ailleurs cette partie du corps qui est en subit le plus les conséquences et qui tend à se déplacer vers les côtés pour irriter les racines du nerf sciatique. On parle alors de hernie discale.

Si la hernie discale est la cause la plus fréquente de la sciatique, d’autres raisons peuvent être mises en cause dans l’apparition d’une sciatique. Les plus connues sont les suivantes :

  • Le déplacement vertébral, occasionné par une fracture ou un tassement peut expliquer la sciatique. Dans ce cas, la sciatique peut également être dû à un traumatisme, à l’ostéoporose ou encore la prise de corticoïdes.
  • Une tumeur ou une métastase, surtout à partir de 50 ans. Ici, la sciatique se manifeste par une perte de poids inexpliquée et parfois un antécédent de tumeur.
  • Une infection telle qu’une fièvre, des antécédents d’infection urinaire, un traitement immunosuppresseur peut également être à l’origine d’une sciatique.

Si ces 3 dernières causes sont moins fréquentes, elles seront toutefois recherchées dès les premiers moments où la sciatique apparaît. Cette recherche préalable permet de déterminer quel traitement sera le plus approprié par rapport à l’évolution de la sciatique. D’ailleurs, tous les maux de dos ne sont pas forcément dus à une sciatique

Les différents traitements reconnus pour la sciatique

Les douleurs occasionnées par la sciatique peuvent varier d’une personne à l’autre. Celles-ci peuvent être légères, c’est-à-dire des sensations d’engourdissement, mais elles peuvent également être beaucoup plus fortes et ressembler à des sensations de brûlure fortement douloureuses. C’est en fonction de l’intensité de la douleur que le traitement sera déterminé. Plusieurs méthodes ont fait leur preuve pour guérir l’inflammation ou lutter de manière naturelle et efficace contre la douleur, avant d’envisager une intervention chirurgicale si la douleur est persistante.

Dès le moment où les symptômes de la sciatique font leur apparition, un traitement médical peut être recommandé. Durant cette première phase, les patients pourront être traités avec l’aide d’antalgiques, d’anti-inflammatoires ou encore de décontracturants musculaires. Au cours de cette première phase, il est également possible d’avoir recours au réentraînement à l’effort, tant qu’il est conforme à l’intensité de la douleur. Cette pratique est d’ailleurs de plus en plus utilisée dans la mesure où il a été constaté que le repos complet a l’effet inverse pour le traitement de la sciatique.

De nombreux patients souffrants de sciatiques ont certifié que leurs douleurs dues à la sciatique ont considérablement diminué à la suite d’ajustements chiropratiques. L’efficacité de cette méthode s’explique par la manipulation vertébrale qui permet de restaurer la mobilité, d’améliorer la fonction des vertèbres, de réduire l’inflammation ou encore de diminuer la douleur. Ce traitement pratiqué par un chiropraticien favorise la guérison naturelle de l’inflammation.

Si au bout des 3 premiers mois, la sciatique est persistante ou tend à devenir invalidante, c’est à ce moment-là que l’inflammation pourra être traitée chirurgicalement. L’opération aura pour but d’éliminer le disque par nucléolyse. Toutefois, il est possible que le recours à une intervention chirurgicale doive être nécessaire dans les plus brefs délais. C’est notamment le cas, lorsque le patient éprouve des sensations de paralysie ou de faiblesse au niveau du pied, ou encore en cas d’incontinence ou de difficulté à uriner. L’opération doit se faire d’urgence, car, si le patient fait face à l’une de ces situations, cela signifie que la hernie comprime les nerfs de ses pieds, sa vessie ou encore ses organes génitaux.