Une enquête du magazine mensuel « 60 millions de consommateurs » publiée hier, révèle la présence de substances chimiques dangereuses pour la peau des jeunes enfants dans les couches culottes. Ce problème a été détecté dans 10 modèles de couches culottes jetables de taille 3 sur les 12 modèles analysés.

Même si certaines couches culottes sont conçues à base de matières bio (fibres de bois, bambou, ou coton issus des forêts durables et de l’agriculture biologique), le procédé de fabrication est ici mis en cause car il nécessite l’usage de solutions chimiques. Des résidus de glyphosate et d’autres pesticides, des traces de dioxines et d’autres molécules de la même famille ou encore d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) auraient été trouvés dans les produits. Le caractère toxique face à la fragilité des bébés et cancérogène des molécules incriminées n’étant plus à démontrer, celles-ci seraient présentes à des doses beaucoup plus faibles que le seuil tolérable par la règlementation en vigueur.

Invitée ce matin sur BFMTV et RMC, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, déclare avoir décidé d’imposer aux industriels l’obligation d’étiquetage des composants dans les produits jugés à risque toxique. « J’ai donné immédiatement (les) instructions à mes services », a-t-elle précisé. Reste à savoir comment cela se concrétisera du côté des industriels.