Depuis ce matin, le visage définitif de l’Assemblée nationale des cinq prochaines années a pris forme. Même si 57,36 % des Français n’ont pas accompli l’acte citoyen d’aller voter pour leur député lors du deuxième tour des élections législatives, le 18 juin, une large part a été donnée par les votants à la majorité présidentielle, La République en Marche / MoDem. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 348 députés ont été élus dont 42 issus du parti MoDem. Les partis de droite devraient constituer la première force d’opposition à la majorité présidentielle lors des futurs débats et nouvelles propositions de lois avec un score total de 136 sièges de députés dont 113 pour le parti Les Républicains, 17 pour l’UDI et 6 pour les élus Divers droite. Les députés de gauches et d’extrême droite seront présents de façon minoritaire dans l’hémicycle : 29 pour le Parti socialiste, une quinzaine de sièges pour La France insoumise et 8 pour le Front National. A noter un seul siège pour le parti écologiste, EELV.

Le premier grand changement tient d’une plus forte présence des femmes avec pas moins de 223 députées sur les 577 soit 38,65 % des élus et plus d’une soixantaine de femmes de plus que l’Assemblée sortante. Le deuxième grand changement tient d’une forte présence de parlementaires qui n’ont jamais fait de politique auparavant détenant cependant une expertise dans des métiers variés (Chef d’entreprise, avocats, médecins, analystes, et bien d’autres).

Le député est censé représenter les habitants de sa circonscription composée de plusieurs villes selon la densité de la population locale. Un même département rassemble plusieurs circonscriptions. Le député a la légitimité de déposer des propositions de lois dans tous les domaines de la vie publique. Les nouveaux parlementaires devront suivre un séminaire sur le fonctionnement de l’institution prévu dans les prochains jours.