Jeudi dernier, la reprise des cours a été marquée par la 2è journée  » Non au harcèlement  » et une sensibilisation du Ministère de l’Education sur le harcèlement à l’école. Mercredi, lors d’une conférence de presse, la ministre, Najat Vallaud-Belkacem avait insisté sur le cyber harcèlement. Avec les pratiques généralisées de l’internet et des réseaux sociaux, les ados gardent le contact avec leurs camarades de classe et de cour de récréation au-delà des murs de l’école. Les mots blessants, menaçants, humiliants envers un écolier se retrouvent sur son téléphone portable dans des SMS, sur sa tablette dans des photos ou vidéos reçus par e-mail, dans des jeux en ligne ou sur sa page Facebook. Des commentaires injurieux lus et vus au fin fond de sa propre chambre.

Pour lutter contre ce cyber harcèlement, aujourd’hui, pas moins de 1500 formateurs, 3000 lycéens ambassadeurs et 300 conseillers en ligne contribuent à s’occuper aussi bien des victimes, que des auteurs et des témoins de harcèlement et de cyber harcèlement. Sans compter les actions des associations comme celles de Génération numérique pour la prévention des risques sur les outils numériques ou de l’Afpssu spécialisée dans la santé à l’école, et l’association e-Enfance.

Le cyber harcèlement se manifeste par le fait de rejeter l’autre, le mettre à l’écart, le faire culpabiliser, l’insulter ou de se moquer de lui de façon répétée par internet ou en utilisant le téléphone. Selon le Ministère de l’Education, 6 % des collégiens interrogés ont été victimes de cyberharcèlement et 42% d’entre eux ont déjà été victime de cyberviolences.

Info pratique : le 3020 est un service d’appel téléphonique gratuit disponible du lundi au vendredi de 9h à 18h

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