Le ministère de la Santé a annoncé, mercredi 4 janvier 2017, l’arrêt de la vente de l’Uvestérol D, un médicament sensé prévenir les carences en vitamine D chez les tous petits, et « appelle par mesure de précaution, les parents à ne plus administrer d’Uvestérol D à leurs enfants. » Cette décision fait suite au décès, le 21 décembre dernier, d’un nouveau-né âgé de dix jours ayant mal avalé la dose prescrite. La texture huileuse et très liquide introduite dans la bouche d’un bébé par une pipette poserait problème, pouvant entraîner des fausses routes dans l’ingestion du produit. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), « les conclusions des investigations disponibles à ce jour mettent en évidence un lien probable entre le décès et l’administration de l’Uvestérol D. »

Depuis fin décembre, plusieurs centres de pharmacovigilance avaient demandé le retrait immédiat de ce médicament du marché. De son côté, la députée européenne d’Europe Ecologie Les Verts, Michèle Rivasi dénonce le manque d’attention de la part des autorités face aux dizaines de cas de malaise vagal dus à la prise de l’Uvestérol D recensés chaque année depuis près de onze ans. La députée exige la « transparence pour comprendre tous les dysfonctionnements qui ont pu mener à ce drame », en précisant « qu’il existe pourtant déjà sur le marché des alternatives à ce produit. »

Désormais, les parents sont invités à se procurer auprès des pharmaciens d’autres formes de la vitamine D bien nécessaire pour la bonne croissance osseuse du nourrisson.

Le ministère de la santé met à disposition des familles un numéro vert d’information, joignable au 0800 636 636.

 

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