Qu’est-ce que c’est… Une maladie qui reste tabou?
L’herpès génital, une maladie méconnue… Selon l’OMS, l’herpès génital toucherait 536 millions de personnes dans le monde. Cette maladie très invalidante reste pourtant assez méconnue des Français. 

Cette infection est principalement causée par l’Herpès Simplex Virus de type 2 (HSV-2), mais aussi, de plus en plus souvent, par l’HSV-1, le virus de l’herpès labial. C’est donc une maladie contagieuse, qui se transmet par rapport sexuel. Lorsque l’on est atteint, on subit de façon plus ou moins régulière des crises ou poussées d’herpès : pour 90 % des personnes atteintes, les crises surviennent en moyenne 4 fois par an, mais dans le cas d’herpès génital sévère, le patient peut subir 6 crises par an.

Une maladie qui reste tabou…

Cette maladie reste méconnue des Français notamment car elle n’est pas toujours facile à diagnostiquer. Selon les derniers chiffres parus en 2003, 17 % de la population française âgée de 20 à 59 ans serait porteuse d’un herpès génital avec une proportion plus forte de femmes (17,9 %) que d’hommes. (13,7 %). Surtout, sur les 5,6 millions de personnes qui en sont porteuses en France, seules 2 millions sont diagnostiquées : de nombreux malades sont donc porteurs du virus sans le savoir.

Des crises très douloureuses…

Depuis près de 20 ans, on soigne l’herpès génital par la prise de médicaments antiviraux. Utilisé dès le début de la poussée, ce traitement oral diminue la charge virale et peut parfois réduire la durée de la poussée, mais il n’a aucun effet sur la douleur. Plus les récurrences sont nombreuses et plus le patient va vivre dans l’angoisse de la prochaine crise, avec en toile de fond, la sensation de ‘honte’ liée aux IST, mais aussi la crainte de contaminer son ou sa partenaire. Quant aux symptômes, ils sont très invalidants avec des violentes douleurs, des sensations de brûlures, des picotements et des démangeaisons… Dans la vie courante, la douleur peut devenir réellement problématique d’autant que les brûlures et les démangeaisons persistent le temps que les lésions cutanées cicatrisent, soit plusieurs jours. Lors de la toute première crise appelée primo-infection, les symptômes et la douleur qui les accompagnent, peuvent durer 15 jours, parfois même 3 semaines. Une étude menée dans 5 pays (Australie, Danemark, Grande- Bretagne, Pays-Bas, Italie) sur une population de 298 personnes (56 % femmes, 44 % hommes), a ainsi clairement mis en évidence que plus les poussées étaient fréquentes, plus la qualité de vie était altérée avec une diminution des performances au travail et le sentiment ‘d’une vie gâchée…

La quasi-totalité des Français (94 %) déclare avoir déjà entendu parler de l’herpès génital mais la plupart indique ne pas voir précisément ce dont il s’agit *.

°Les Français citent l’’herpès génital’ (21 % des citations) derrière le ‘sida’ (89 % des citations) et la ‘syphilis’ (32 % des citations). 74 % d’entre eux estiment également que l’herpès génital est mal connu en France.

°73 % des Français pensent qu’il est facile de se prémunir de l’herpès génital et pourtant, beaucoup ne connaissent pas bien les modes de contamination. Ainsi, 43 % pensent que l’herpès génital peut être causé par une mauvaise hygiène, 37 % par des échanges de linge de toilette, 35 % par le contact avec la cuvette des WC, ce qui est une erreur, notamment parce que les virus de l’herpès ne survivent pas en milieu inerte (hors du corps).

°54 % des Français pensent qu’on peut guérir d’un herpès génital.

°Si les Français sont 89 % à dire que cette maladie peut concerner tout le monde, ils ne sont plus que 13 % à indiquer se sentir potentiellement exposés à ce type d’infection.

* (5) Selon le sondage HRA Pharma / Harris Interactive ‘Les Français et l’herpès génital’, réalisé sur un échantillon de 1008 personnes représentatif des Français âgés de 15 ans et plus (août 2014).