La caméra les a suivis à l’hôpital comme au parc, à leurs cours de théâtre, à leur entrainement de foot, à l’école, au ski, à la plage, ou jouant du vélo. Dans « Et les mistrals gagnants », un documentaire d’environs 1h20 sorti en salles le 1er février 2017, cinq enfants : Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual âgés de 6 à 9 ans, tous atteints d’une maladie grave embarquent le spectateur dans leur univers merveilleux plein d’entrain et de paroles optimistes. Et ce, malgré la souffrance de leur corps. De leur chair. « Quand on est malade, ça empêche pas d’être heureux », dégaine l’un des enfants.

Le synopsis du film décrit ces protagonistes acteurs de leur vraie vie comme « cinq petits bouts d’Homme [qui] nous montrent le chemin du bonheur. »

La réalisatrice, Anne-Dauphine Julliand, auteure de « Deux petits pas sur le sable mouillé » publié en 2011 et « Une journée particulière » publié en 2013 avec les éditions Les Arènes, est elle-même, mère de quatre enfants dont deux filles atteintes de la même maladie génétique avec l’une d’entre elles qui succomba en 2007, à l’âge de 3 ans. Alors la maman puise son inspiration jusqu’à la faire partager dans les livres et sur grand écran.

Invitée au micro de France Inter, hier, Anne-Dauphine déclare : « Quand on peut pas ajouter de jours à la vie, on peut ajouter de la vie aux jours. » A l’image de ce que tente de montrer ce documentaire. En réplique à la fameuse chanson de Renaud, « Mistral gagnant », dont est tirée la bande originale et son extrait : « Aimer la vie, et l’aimer même si le temps est assassin, et emporte avec lui les rires des enfants. »