Parmi toutes les formes de rhumatisme existantes, l’arthrose est sans nul doute la plus fréquente. Extrêmement douloureuse, cette affection chronique localisée au niveau des articulations touche aujourd’hui près de 9 à 10 millions de Français. Le point sur cette affection.

L’arthrose : qu’est ce que c’est ?

L’ostéoarthrite, communément appelée « arthrose » est une affection de type chronique touchant les articulations. Particulièrement douloureuse, elle est le résultat d’une dégradation « prématurée » du cartilage recouvrant les extrémités des os des articulations. Le cartilage, concrètement, désigne la structure résistante et parfaitement élastique qui recouvre les extrémités des os. Dans l’hexagone, 80 % des personnes de plus de 80 ans sont concernées par cette affection. Chez les personnes de plus de 65 ans, 35 % seraient touchées, contre 3 % seulement des personnes âgées de plus de 45 ans. Des taux précis qui montrent que l’affection est d’autant plus répandue chez les personnes âgées.

Cette atteinte chronique des articulations qu’est l’arthrose évolue lentement et de manière insidieuse, au cours des années. Selon les cas, l’ostéoarthrite peut toucher différentes articulations du corps humain. Parmi les zones concernées, les cervicales et les lombaires restent néanmoins les plus fréquentes, avec 70 et 75 % des cas. Dans 40 % des cas d’arthrose, l’affection touche les genoux. Le pouce, la hanche et la cheville sont concernés par cette affection dans 30 % des cas. L’arthrose peut également toucher les épaules plus rarement, dans 2 % des cas seulement.

Quelles en sont les causes ?

Parmi les causes évoquées d’arthrose, les facteurs mécaniques liés à un processus d’inflammation apparaissent au premier plan. Les microtraumatismes répétés au niveau des articulations ainsi que les mouvements trop répétitifs sont à l’origine de l’usure anormale du cartilage, provoquant ainsi l’apparition de l’arthrose. La surcharge pondérale figure également parmi les principales causes de l’affection. Les contraintes mécaniques exercées au niveau de l’articulation étant trop importantes, le cartilage s’use de manière accélérée. Le manque d’activité physique diminue par ailleurs le niveau d’irrigation sanguine des muscles, entraînant une modification de la qualité d’oxygénation du cartilage.Le port de talons hauts peut favoriser le développement de l’affection au niveau du genou. Attention, les blessures, les chirurgies de l’articulation, les maladies inflammatoires et métaboliques augmentent de manière non négligeable la prédisposition à l’arthrose.

Comment se manifeste l’affection ?

Les manifestations de l’arthrose sont très variables. Dans la plupart des cas néanmoins, les personnes touchées par l’affection se plaignent de douleurs insupportables de l’articulation, notamment lorsqu’elle est mobilisée. Ces douleurs sont d’autant plus importantes, lors des changements de température. Une sensation de raideur peut également se faire remarquer, surtout le matin au réveil et après une période de repos. Le matin, 30 minutes sont généralement indispensables pour que l’articulation retrouve sa souplesse. Des « craquements » ainsi que des excroissances osseuses peuvent apparaitre progressivement au niveau des articulations. Des cas d’inflammation peuvent se manifester, mais ceux-ci restent rares.

Quels sont les traitements envisageables ?

Les médicaments généralement prescrits dans le cadre d’un traitement de l’arthrose ne peuvent pas ralentir l’évolution de l’affection. Ils sont prescrits dans le seul but de soulager les inconforts.

Proposé en vente libre en officine ou en ligne, le paracétamol est l’antalgique le plus couramment prescrit dans les cas d’arthrose. Accessible sous différentes formes pharmaceutiques, ce médicament fait généralement effet sur l’organisme au bout de 30 à 60 minutes. Indiquée dans le soin des douleurs légères à modérées, l’aspirine est également fréquemment recommandée, notamment chez les adultes. Lorsque le paracétamol ou l’aspirine ne soulage pas comme souhaité la douleur, les professionnels de santé peuvent également prescrire des médicaments anti-inflammatoires, mais à des doses relativement faibles.

Dans les cas d’arthrose du genou, des crèmes anti-inflammatoires peuvent être utilisées pour apaiser les inconforts. Chez les personnes intolérantes aux médicaments anti-inflammatoires, le recours à des antalgiques est possible. Dans certaines situations particulières, assez rares, les professionnels de santé peuvent aller jusqu’à prescrire des médicaments plus puissants composés de morphine aux personnes qui souffrent davantage.

Est-il possible de prévenir l’affection ?

Oui. Il est parfaitement possible de prévenir l’arthrose. Maintenir un poids « santé » reste le meilleur moyen de prévention. Ce poids est défini grâce à l’indice de masse corporelle, indiquant à partir de la taille d’une personne, son échelle de poids idéal. Selon l’âge, il est également recommandé de pratiquer des exercices physiques adaptés, au quotidien. En plus de renforcer les muscles, les exercices ont l’avantage de favoriser une bonne oxygénation des articulations. Prévenir l’arthrose passe par ailleurs obligatoirement par le port d’équipement de protection à la pratique de sport ou d’activité à risque. Il est en outre conseillé d’éviter autant que possible de faire des mouvements excessivement répétitifs, faisant appel aux articulations.

Mieux vivre son arthrose

Dans la prise en charge du patient arthrosique, la stratégie thérapeutique repose sur des mesures d’accompagnement et médicamenteuses. Depuis plus de 25 ans, les Laboratoires Expanscience axent leur savoir-faire sur ces deux priorités.