Les maladies liées à la prostate sont fréquentes chez les hommes âgés de plus 50 ans. 300.000 hommes sont concernés par le cancer de la prostate, dont 71 500 nouveaux cas tous les ans. Focus ainsi sur les bons gestes à adopter pour bien surveiller sa prostate.

Les risques et les pathologies concernant le fonctionnement de la prostate chez les séniors masculins

Les hommes âgés ayant plus de 50 ans négligent souvent les troubles de la prostate, jusqu’à ce que surviennent des maladies, telles que l’hyperplasie, ou diverses complications influant sur la qualité de vie.

Selon les statistiques, rares sont les hommes osant aborder ouvertement leur problème de prostate avec leur médecin, car celle-ci est un organe lié à la virilité ou à la sexualité. La prostate est une glande localisée entre le rectum et le pubis, affiliée au système reproducteur masculin. Celle-ci, ceinturant le canal de l’urètre, produit le liquide séminal, constituant l’essentiel du sperme.

Plusieurs troubles touchent la prostate, à savoir l’adénome ou l’hyperplasie, la prostatite et le cancer. Ces trois pathologies se manifestent par des signes similaires. Les manifestations les plus répandues se rapportent à une fièvre assimilée à des frissons, des troubles urinaires comme les brûlures durant la miction ou des envies régulières d’uriner.

A cela s’ajoutent les douleurs touchant la région pubienne, l’urètre, le pénis, et parfois le rectum. L’homme peut également souffrir de malaise général, de douleurs au niveau des muscles ou d’une prostate douloureuse au cours d’un toucher rectal.

Il est fréquent que la prostate de l’homme se mette à grossir dès que celui-ci passe le cap des 50 ans. Ce phénomène est appelé la prostatite. Lorsqu’elle grossit fortement, celle-ci s’appuie au niveau du canal de l’urètre, engendrant des difficultés pour l’homme à uriner. La prostatite constitue une inflammation de la prostate, engendrée par la bactérie E. Coli, une infection bactérienne touchant plus de 80 % des hommes.

L’adénome ou l’hyperplasie de la prostate est une pathologie touchant un homme sur deux environ, à partir de 50 ans. Cette « grosse » prostate, ayant un volume inférieur à 20 ml, est bénigne. Cependant, l’accroissement du volume de la prostate cause des problèmes urinaires, appelés obstructifs, chez certains hommes. Il s’agit notamment de difficultés à uriner, à vider la vessie, ou de troubles irritatifs, comme des envies urgentes et régulières d’uriner. Un toucher rectal permettra de déterminer s’il y a ou non la présence de l’adénome.

Concernant le cancer lié à la prostate, celui-ci se caractérise par des cellules cancéreuses se répandant dans la prostate. Dans 95 % des cas environ, c’est un adénocarcinome, une tumeur maligne se trouvant sur les cellules glandulaires. Malheureusement, le cancer de la prostate constitue le 4e facteur de mortalité par cancer, soit 10 000 décès environ par année en France. Toutefois, ce symptôme, présent chez 90% des patients, évolue lentement et peut être diagnostiqué très tôt.

Les comportements préventifs pour garantir la santé de sa prostate

En général, les pathologies liées à la prostate se soignent bien. Effectuer un contrôle régulier, tout en adoptant un régime alimentaire équilibré, aide à prendre soin de sa prostate et traiter les pathologies qui y sont liées. En cas de perturbations génito-urinaires, il est crucial de consulter un médecin.

A cet effet, avoir une vie sexuelle intense réduit les risques de cancer relatif à la prostate. En effet, les hommes éjaculant plus de cinq fois, hebdomadairement, durant leur vie, diminueraient d’un tiers le risque de souffrir d’un cancer touchant la prostate.

Pour prévenir ce type de cancer, l’homme âgé entre 50 et 75 ans doit effectuer tous les ans un dépistage constitué d’un dosage du taux de PSA, un antigène prostatique spécifique. En cas d’antécédents familiaux, le dépistage est recommandé dès l’âge de 45 ans. Grâce à ce contrôle régulier, il est possible de prévenir la formation de cellules cancéreuses.

Au-delà du dépistage, adopter une bonne hygiène alimentaire intervient favorablement sur la bonne santé de la prostate. Ainsi, pour renforcer les réserves en sélénium, les noix, le foie de poulet, les poissons, la levure de bière, ainsi que les fruits de mer, comme les huîtres ou les crevettes, sont à privilégier.

Concernant la vitamine E, elle est retrouvée dans les noix, les amandes, les légumes, tels que les épinards, les asperges ou les carottes, les huiles végétales et le jaune d’œuf. Le fait de consommer au minimum cinq légumes et fruits au quotidien est aussi un moyen efficace pour prévenir le cancer de la prostate, selon plusieurs études épidémiologiques.

Pour maintenir quotidiennement sa prostate en bonne santé, pratiquer une activité physique fréquente, comme la marche, est essentielle. Il faut également limiter la consommation d’alcool et les liquides riches en caféine. Les salades, les petits plats et les yaourts s’agrémentent aussi de graines de courges, connues pour leurs bienfaits sur l’hyperplasie de la prostate. Il faut également éviter de retarder sa miction et vider complètement, autant que possible, sa vessie.

Réduire sa consommation de mets épicés ou salés, tout en optant pour un régime alimentaire riche en vitamines, en fibres et en sels minéraux aide aussi à prendre soin de sa prostate. Et enfin, l’apport hydrique durant la journée, doit se situer entre 1,5 et 2 L. Par contre, le soir, la consommation de liquide est à réduire pour éviter de se lever la nuit pour uriner.