Bien qu’il existe déjà plusieurs solutions pour améliorer le confort visuel des malvoyants : lunettes, lentilles de contact, traitement médical voire même opération chirurgicale, il est souvent difficile de bien choisir celle qui est adaptée à son propre cas. Bien comprendre la malvoyance et tout ce qui l’entoure est la première solution pour garder un meilleur confort et pour éviter une perte d’autonomie.

Bien comprendre les différentes déficiences visuelles

Appelée aussi basse vision, la malvoyance est définie par une déficience visuelle plus ou moins importante. Toutefois, une personne malvoyante n’est pas une personne non voyante. C’est une personne qui voit mal ou très mal, avec une acuité visuelle réduite. Par contre, la notion de « basse vision » concerne toutes les déficiences visuelles, la cécité clinique et la cécité légale, c’est-à-dire, toutes les déficiences possibles de la vision pouvant mener à une prise en charge orthoptique. Mais pour mieux situer le cas de malvoyance, elle est plus proche de ce que l’on appelle la cécité légale. C’est le cas des personnes qui étaient auparavant déclarées non voyantes et qui nécessitaient une prise en charge orthoptique selon un seuil de performance visuelle défini. La cécité clinique, quant à elle, c’est la perte totale de la vision. La malvoyante est ainsi définie comme une déficience visuelle modérée ou grave, mais avec des résidus visuels. C’est pourquoi les personnes malvoyantes peuvent suivre une rééducation visuelle, car elles possèdent encore une certaine plage de vision. Elles ont donc une grande possibilité de pouvoir conserver leur autonomie dans la vie quotidienne.

Sans compter les accidents, les blessures ou autres maladies, congénitales entre autres, les problèmes de vue sont souvent liés au vieillissement. Les principales maladies oculaires liées à l’âge sont la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge, appelée couramment DMLA, le glaucome, la cataracte et la rétinopathie diabétique. Ces maladies sont souvent inattendues et restent longtemps imperceptibles. C’est la raison pour laquelle, à partir d’un certain âge, il est nécessaire et important de toujours consulter son ophtalmologue. Ceci pourrait diminuer considérablement les risques liés à la déficience visuelle comme la perte d’autonomie : difficulté de reconnaître les visages, de se déplacer, de lire, etc. En France, plus de 2 millions de personnes sont malvoyantes, mais il existe déjà différents moyens d’accompagnement pour permettre aux malades de faire une rééducation visuelle. Un concept qui permet, avec l’aide des patients bien sûr, d’exploiter au mieux ce qui reste de la vision.

L’accompagnement des patients par les Centres « Basse Vision »

Dans le but d’améliorer le confort des malvoyants, il existe actuellement des centres agréés « Basse Vision ». C’est la Fondation Groupe Optic 2000 qui, depuis 2009, a créé des centres d’orientation pour les personnes malvoyantes, appelés aussi Centre Basse Vision CECOM. Il en existe 3 actuellement : à Paris, à Besançon et à Lille. Ce sont des centres qui accompagnent les patients pour leur offrir un parcours de santé plus adapté. Ces centres CECOM donnent également des formations aux opticiens à l’issue desquelles leurs magasins d’optique deviennent des centres agréés « Basse Vision ». C’est une formation très pointue et très bien encadrée par des orthoptistes et des ophtalmologues. Ainsi, dans les centres, les personnes malvoyantes peuvent bénéficier d’un accompagnement personnalisé assuré par des professionnels. Ce qui leur permettra de retrouver une autonomie au quotidien. Entre autres, les malvoyants traités bénéficient gratuitement, des conseils sur les matériels, les moyens et les possibilités de financement, de l’orientation personnalisée vers d’autres spécialistes ou encore des essais techniques plus adaptés. Donc, à l’issue d’un examen spécifique, la personne accompagnée bénéficiera d’une aide mieux adaptée à ses besoins. Grâce à ce type d’accompagnement, les personnes malvoyantes peuvent à nouveau mener une vie presque normale. Le nombre de centres agréés « Basse Vision » s’élève actuellement à plus de 170, non loin de l’objectif de créer 200 centres agréés partout en France.

Les différentes solutions possibles pour améliorer le confort des malvoyants

Les solutions en cas de malvoyance sont désormais très accessibles. De plus, le choix est vaste en matière d’équipements pour garantir le confort en cas de déficience visuelle. Outre la rééducation visuelle, plusieurs objets utiles et pratiques sont disponibles sur le marché pour vivre sans contraintes. Pour les équipements en intérieur par exemple, il existe des montres ou des horloges avec des chiffres très grands ; ou mieux encore, des montres parlantes. Encore plus pratique les téléphones, avec ou sans fil, dotés d’un design ergonomique bien adapté aux personnes malvoyantes. Pour la lecture, les indispensables lampes pour le bon éclairage, en complément des différentes loupes à grossissement important. Ces dernières sont également incontournables avec leurs différents modèles : de poche, frontal, sur pied ou encore électronique. Enfin, actuellement, les chercheurs ne cessent de chercher à créer encore plus de dispositifs pour améliorer le confort des malvoyants. La nouvelle technologie offre une grande opportunité pour révolutionner des vies. Maintenant, il existe déjà possible d’utiliser, une tablette numérique retranscrivant tout en braille, une bague électronique qui lit des textes et aussi des lunettes équipées d’une caméra miniature permettant de lire des textes normaux et de reconnaître des visages, etc. Bref, les malvoyants ont maintenant de plus en plus d’outils pour améliorer et faciliter leur quotidien.