Les cas d’allergies alimentaires touchent depuis quelques années de plus en plus de personnes dans le monde. Elles concernent aujourd’hui près de 3,5 % des adultes et environ 10 % des enfants. Zoom sur cette réaction défensive du système immunitaire et sur ses manifestations sur l’organisme.

Comprendre ce qu’est une allergie alimentaire

Le nombre de personnes sujettes à une allergie alimentaire ne cesse de croire, et ce, depuis environ une vingtaine d’années. Dans les pays occidentaux, la « prédisposition aux allergies », également appelée dans le jargon médical « atopie » serait la cause la plus répandue. En fonction de l’organisme de chaque personne, cette allergie peut être spécifique à un, voire plusieurs aliments ou composants alimentaires. Concrètement, l’allergie alimentaire se définit comme une réaction de défense du corps, dite « anormale », qui apparaît après ingestion d’un aliment. Cette réaction de défense, incluant l’intervention du système immunitaire, se manifeste par l’apparition de sensations désagréables et de gênes diverses.

Il est bon de noter que l’allergie alimentaire est une réaction différente de l’intolérance alimentaire. Dans le second cas, le problème est relatif au métabolisme (manque voir absence d’enzyme destiné à digérer une substance précise dans un aliment), et n’implique en aucune façon l’intervention du système de défense immunitaire. L’allergie alimentaire apparaît, dans la plupart des cas à partir de l’âge de 4 ans. À cette période, ni le système immunitaire, ni le système digestif de l’enfant ne sont matures. Dans le cas des allergies alimentaires, il est bon de savoir que la réaction défensive du système immunitaire n’a lieu que contre une ou plusieurs substances seulement et non contre toutes les composantes.

Dans la plupart des cas, il s’agira surtout de sucres, de gras ou d’une protéine. Mais il peut néanmoins arriver que l’organisme soit touché par des allergies de types « croisées ». Dans ce type d’allergie, la personne concernée devient également allergique à toutes substances ayant la même formule chimique que le composant alimentaire source d’inconforts. De nombreuses personnes préfèrent d’ailleurs bannir complètement de leur nourriture les aliments de la même famille que l’aliment source d’allergie, causant ainsi de grave carence pour son organisme. Dans tous les cas et avant de décider d’exclure complètement un aliment de son régime alimentaire, il est particulièrement recommandé de consulter d’abord un professionnel.

Connaître les manifestations et symptômes d’une allergie alimentaire sur l’organisme

Les manifestations physiques d’une allergie alimentaire peuvent changer d’une personne à une autre et ne sont en aucun cas spécifiques. La fréquence de chaque type de symptôme est également difficile à évaluer, mais il est important de noter que les réactions cutanées restent les plus fréquentes. Plus agressif, mais néanmoins plus rare, le choc anaphylactique est une redoutable réaction allergique qui concerne à l’heure actuelle 1% de la population mondiale, tous les types d’allergies confondus. Une allergie alimentaire peut avoir plusieurs conséquences, notamment sur les muqueuses et l’appareil respiratoire.

Sur les muqueuses et la peau par exemple, les personnes sujettes à des allergiques peuvent voir apparaître de l’eczéma, des éruptions cutanées relativement violentes et autres rougeurs, des urticaires, un gonflement de la bouche, de l’ensemble du visage, de la gorge et une conjonctivite allergique. Les conséquences d’une allergie alimentaire sur les voies respiratoires peuvent également être désastreuses, et provoquer une toux chronique chez l’individu, une congestion nasale, des éternuements, de l’asthme ou une rhinite. Sur la sphère gastro-intestinale, l’allergie alimentaire peut être la cause d’une diarrhée, de vomissements et de nausées. Dans le cas d’un choc anaphylactique, la prise en charge de la personne allergique relève de l’urgence.

Diagnostiquer une allergie alimentaire avec un spécialiste

Les symptômes d’une allergie alimentaire peuvent apparaître de façon soudaine, près de 2 heures environ après l’ingestion de l’aliment. Mais ils peuvent néanmoins être tardifs et peuvent ne se manifester qu’au bout de 48 heures environ. Plusieurs méthodes permettent aux spécialistes de savoir exactement à quels aliments ou substances, une personne est allergique. Cependant avant de faire des tests, ils posent différentes questions relatives à la nature des repas, des collations et à l’histoire aussi bien personnelle que familiale du patient. Les tests ne sont effectués qu’une fois toutes ses informations obtenues. Trois types de tests peuvent aujourd’hui être réalisés: tests cutanés, tests sanguins et tests de provocation.

Les tests cutanés s’effectuent en appliquant, une goutte d’une série de solutions enrichies chacune d’une quantité minime de produits allergènes, sur différentes parties de la peau. Il s’agira ensuite pour le spécialiste de piquer légèrement la zone avec l’extrait grâce à une petite aiguille. La réaction face à la substance allergène ne se fait généralement pas attendre longtemps. La deuxième méthode consiste pour le spécialiste à effectuer des tests sanguins via la mesure de la quantité d’anticorps, propres à un aliment particulier, présent dans un échantillon de sang. Praticable uniquement dans les hôpitaux, les tests de provocations impliquent pour le patient, la consommation d’une quantité progressive d’aliments supposés allergènes.

Il est bon de savoir qu’il n’existe aujourd’hui, aucun traitement curatif contre les allergies alimentaires. Une fois l’aliment source d’allergie déterminée, la meilleure solution reste tout simplement la non-consommation du produit en question. Dans les magasins de grande distribution, il convient par ailleurs de bien lire les étiquettes fournies avant d’acheter un produit.

 

 

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